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Système reproducteur femelle

 

 

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Ovogenèse.

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L'acte sexuel.

 

 

Ovogenèse.

     C'est au début de sa puberté que la femme devient fertile, soit vers l'âge de 11 à 15 ans. À partir de ce moment, le corps de la femme entre dans un cycle d'environ 28 jours (le cycle sexuel, ou menstruel). À chacun de ses cycles (au milieu du cycle), un de ses ovaires libérera un ovule qui sera prêt à être fécondé. Si l'ovule est fécondé, la femme sera alors enceinte, le cycle s'arrêtera momentanément jusqu'à l'accouchement du bébé, et reprendra par la suite. Ce cycle se perpétuera jusqu'à la ménopause (dans la cinquantaine environ), où la femme cessera alors d'être fertile.


Vue globale du vagin, de l'utérus et des ovaires.


Formation des ovules.

 

Maturation de l'ovule, ovulation et formation du corps jaune.

 

     Les ovules se développent dans les ovaires de la femme à partir de cellules folliculaires primordiales (ovocytes primaires). À la naissance, le bébé fille possède déjà 750,000 de ces cellules dans ses deux ovaires. Mais ce nombre diminue rapidement pour atteindre 400,000 à la puberté. De ce nombre, seulement 450 se développeront en ovule et seront expulsés dans les trompes de Fallope, et les autres dégénéreront. À chaque mois, un seul ovule est normalement libéré, et à chaque mois, l'utérus se prépare à recevoir l'ovule fécondé. Si il n'y a pas fécondation de l'ovule, l'utérus se desquame (ce qui produit les menstruations), et le cycle recommence.

 

    Le développement de l'ovule résulte d'un processus hormonal très complexe. Vers l'âge de 8 ans, l'hypophyse antérieure (situé à la base du cerveau) de la femme commence progressivement à sécréter les hormones folliculostimulante (HFS ; gonadotrophine A) et lutéinisante (HL ; gonadotrophine B). Mais, c'est vers l'âge de 11 à 15 ans que le taux sanguin de ces hormones devient suffisant pour initier le cycle sexuel. La figure ci-dessous présente les variations des taux hormonaux et leurs relations avec le cycle sexuel.

 

Cycle sexuel et hormonal de la femme.

 

     L'hormone folliculostimulante stimule le développement d'une vingtaine de follicules chaque mois. D'abord, les ovules grossissent, puis s'entourent de plusieurs couches de cellules qui forment une thèque autour de l'ovule. Ce sont principalement ces cellules de la thèque qui sécréteront les estrogènes et la progestérone. Peu avant l'ovulation, un de ces follicules se développera davantage, au dépend des autres qui dégénéreront. Le processus menant à cette dégénérescence est encore mal connu, mais c'est ce qui fait qu'il n'y a qu'un seul ovule par cycle qui soit libéré. Pendant ce temps, stimulé par les estrogènes et la progestérone, l'endomètre de l'utérus se développe et se prépare à recevoir l'ovule fécondé.

 

     Environ 14 jours après le début des menstruations, le follicule entièrement développé subit une forte stimulation due à une libération accrue d'hormones folliculostimulante et lutéinisante. Puis, la pression grandissante à l'intérieur du follicule le fait littéralement exploser, et ainsi expulser l'ovule qui est à l'intérieur. Le rôle de l'hormone lutéinisante est de réduire la production d'estrogènes et augmenter la sécrétion de progestérone par le follicule qui deviendra alors un corps jaune.

 

Phases (et épaisseur) de l'endomètre de l'utérus.

 

     Le corps jaune survivra une dizaine de jours si l'ovule n'est pas fécondé. Si l'ovule est fécondé, alors le corps jaune survivra tout le temps de la grossesse grâce à une sécrétion d'hormone gonadotrophine chorionique par le chorion d'abord puis pas le placenta. Si l'ovule n'est pas fécondé, le corps jaune dégénérera en corps blanc et cessera de produire la progestérone. Sans progestérone, l'utérus, qui avait été stimulé, se met alors à dégénérer, ce qui produit les menstruations.

 

L'acte sexuel.

     Comme le pénis de l'homme, le clitoris de la femme est également un organe érectile. Et, comme le pénis de l'homme, c'est un organe extrêmement sensible. Mais, au contraire de l'homme, le clitoris n'est pas le principal organe reproducteur de la femme. C'est plutôt le vagin qui constituerait le principal organe reproducteur de la femme, car c'est par le vagin que la femme peut recevoir la semence de l'homme. Une autre différence importante entre l'homme et la femme, c'est que la femme n'a pas vraiment besoin d'atteindre un orgasme pour être fertilisée. Néanmoins, tout comme l'homme, la femme est capable d'atteindre l'orgasme et d'éprouver un plaisir sexuel.


Vue externe de la région génitale

de la femme.

 

Vue sous-cutanée des organes

génitaux de la femme.

 

    Comme pour l'homme, toute la région périnéale de la femme est sensible aux stimulations. Ces régions incluent le pubis, le clitoris, les grandes et petites lèvres, la région anale, les voies urinaires et la muqueuse vaginale. Les influx nerveux produits par ces stimulations voyagent par nerf honteux et d'autres nerfs du plexus sacré jusqu'à la moelle épinière. Bien qu'on ne connaisse pas très bien quelle région du cerveau traduit le plaisir sexuel, on sait que ces sensations produisent un réflexe, au niveau sacré de la moelle épinière, qui produira l'érection du clitoris. Ce sont les influx du système nerveux parasympathique qui provoquent la dilatation des artères et la constriction des veines des organes érectiles du clitoris. Ceci provoque un apport de sang, une augmentation de la pression et l'érection du clitoris.

 

     Ces influx participent également à la constriction du muscle bulbo-spongieux qui ressert l'orifice vaginal autour du pénis de l'homme et le stimule davantage. En même temps, les glandes vestibulaires sont stimulées et sécrètent un mucus lubrifiant qui facilitera la pénétration.

 

     Lorsque la stimulation est à son maximum, la femme atteint l'orgasme. Cet orgasme est un peu semblable à celui de l'homme, en ce sens qu'il s'accompagne de contractions des organes génitaux, et souvent de sécrétions parfois abondantes. Bien que l'orgasme ne soit pas essentiel à la fertilisation de l'ovule, on croit qu'il peut la faciliter. Il est possible, en effet, que les contractions vaginales et utérines facilitent le mouvement des spermatozoïdes. De même, les sécrétions vaginales et utérines peuvent offrir un milieu favorable au déplacement des spermatozoïdes.

 
   
 
   
 

 

   

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