Réaction
immunitaire
Qu’est
ce que l’immunité ?
En
face du « corps étranger », l'antigène, le système
immunitaire défend notre corps en produisant plusieurs anticorps.
Un vaccin simule la maladie, c’est-à-dire qu’il présente un
antigène rendu inoffensif, contre lequel le corps apprend à se
défendre. Ainsi, l’organisme bénéficiera à l'avance d'une
réserve d’anticorps, au cas où la maladie se déclarerait.
Le vaccin stimule nos mécanismes immunitaires.
Depuis
Pasteur (1822-1895), initiateur du vaccin, les progrès en matière de
prévention ont connu une grande avancée. Mais ce fut un médecin anglais
du nom de Jenner (1749-1823) qui, le premier, pratiqua une vaccination
sans s’en rendre compte : il
introduisit le microbe de la variole, provenant du pis d’une
vache, à un de ses patients sur lequel l’effet fut bénin, et remarqua
que ce dernier ne contracta pas la maladie lors d’une injection
du pus d’une pustule varioleuse. Le nom de vaccin vient de l’anglais
vaccine, dont la racine est fournie par le mot latin vacca signifiant,
« vache ». Pasteur, quant à lui, démontra qu’un microbe ou
une toxine peuvent devenir inoffensifs tout en gardant leur qualité de
déclencheurs de réponse immunitaire.
Réaction
immunitaire non spécifique et spécifique.
-
dans le cas de la réaction immunitaire non spécifique : la
réaction est générale, quel que soit le type de micro-organisme
qui pénètre l’organisme humain et s’y multiplie et provoque
la maladie.
-
la réaction immunitaire spécifique : Brigitte Solère ( 1997 )
définit ce phénomène comme « l’ensemble
des événements cellulaires et moléculaires qui permettent à l’organisme
de reconnaître un élément étranger, de le détruire et de garder un
souvenir immunologique de cette réaction. »
Cela
signifie que dès le premier
contact avec un corps étranger, le système immunitaire déclenche une
réaction immunitaire primaire. Même si cette réaction n’est pas assez
rapide pour supprimer rapidement l’élément
pathogène et donc éviter la maladie. Par contre, elle assure la
guérison et met en mémoire le système de défense utilisé.
Lors d’un deuxième contact avec le même élément, il se crée une
réaction immunitaire secondaire qui détruit cette fois-ci rapidement l’élément
étranger, grâce à la mise en mémoire du premier contact. La réaction
immunitaire secondaire permet alors d’éviter qu’une maladie soit
provoquée par l'agent pathogène.
Le
système immunitaire doit faire face aux agents pathogènes sur deux
fronts :
-
lorsque les agents pathogènes sont
extracellulaires (bactéries, toxines), ils sont détruits par le système
immunitaire au moyen d’anticorps situés dans le sang et la lymphe. On
qualifie ce processus de réaction immunitaire à médiation
humorale ;
-
lorsque les agents pathogènes sont intracellulaires, - il s’agit
surtout des virus -, le système immunitaire les détruit en utilisant des
lymphocytes cytotoxiques. On parle alors de
réaction immunitaire à médiation cellulaire.
La
réaction immunitaire humorale est constituée de deux
phases :
-
la
première : les lymphocytes B (B pour "bone",
os) sont stimulés par la présence de l'antigène. C'est une protéine à
la surface des lymphocytes qui agit comme récepteur spécifiques à la
reconnaissance de l'antigène. Les lymphocytes fabriquent alors d'autres
protéines, des anticorps qui se jetteront à l'assaut de l'antigène,
l'englobera et freinera ainsi l'infection.
-
La
deuxième étape fait intervenir
les macrophages (grosse cellule qui mangent d'autres cellules mortes et
leurs débris) et les lymphocytes T (T pour le thymus où ils maturent).
Les lymphocytes T auxiliaires sont activés par le contact
des macrophages grâce à un récepteur spécifique. Le macrophage
est appelé cellule présentatrice d’antigène. Les lymphocytes forment
alors un clone de lymphocytes T auxiliaires qui est adapté a l’antigène
spécifique. Les lymphocytes T stimulent ensuite les lymphocytes B, qui
ont déjà rencontré cet antigène particulier. Les lymphocytes B se
transforment en plasmocyte.
Donc,
les lymphocytes B et les macrophages représentent
des cellules présentatrices d’antigènes, mais il y a une
différence. Les macrophages peuvent présenter différents antigènes
alors que les lymphocytes B ne présentent qu’un type d’antigène.
Ainsi, dans le cas de la réaction au virus de L’hépatite A, des
anticorps chargés de combattre le
virus de l’hépatite A (abrégé anti-VHA) constitués d’IgM (
immunoglobuline M ) sont présents dans le sérum. La réponse immunitaire
humorale à l’infection par le virus est définie par ces IgM. Il existe
des anticorps IgA qui neutralisent le virus dans l’intestin. Les
anticorps IgG sont très nombreux et leur espérance de vie est beaucoup
plus longue ; ils assurent en outre la protection de l’organisme
contre une probable réinfection.
On
dénombre un antigène et deux anticorps contre l’antigène
correspondant à l’hépatite A. Ils sont :
-
l’antigène AgHAV : au long de la semaine qui précède l’ictère,
il y a une virémie et l’élimination du virus dans les selles ;
-
l’anticorps AcHAV IgM : il survient dès les premiers signes
cliniques et disparaît du sang un à trois mois plus
tard; ces deux points
signifient qu’il s’agit d’une hépatite aiguë.
-
l’anticorps AcHAV IgG : il apparaît après l’anticorps
AcHAV IgM et persiste à vie en indiquant si la personne a eu une
hépatite A ou non. Il indique une hépatite récente ou ancienne.
La
réponse immunitaire à médiation cellulaire est également constituée
de deux phases :
-
la
première s’apparente à la sélection des LT4 opérée lors de la
réaction à médiation humorale, mais les
macrophages absorbent l’élément étranger et ne retire l’épitope
qu’ils incorporent dans leur membrane. Ensuite, ils se dirigent
jusqu’à un endroit riche en LT. Seuls les LT4 qui possèdent le
récepteur spécifique de l’épitope se collent
au macrophage.
-
le
deuxième signal est la sélection et la stimulation des LT8 ( sont
également sélectionnés par une double sélection ). Ils reconnaissent l’antigène
grâce à leurs récepteurs membranaires.